
Etes-vous prêt pour embarquer dans mon monde ?
Petite fille, je parlais beaucoup, j’avais toujours quelque chose à raconter. J’adore d’ailleurs créer des histoires, des mondes imaginaires. Enfant, j’adorais jouer avec mes barbies, inventer des aventures, leur construire des maisons avec des boîtes en carton, leur coudre des vêtements avec de vieux tissus. La création a toujours fait partie de ma vie.
Très jeune, j’étais attirée par l’Egypte ancienne, sans raison apparente. J’ai d’ailleurs voulu être égyptologue à une époque, je voulais apprendre les hiéroglyphes pour déchiffrer tous ces messages de l’ancien temps, comme si je sentais qu’il s’y cachait quelque chose d’important. Aujourd’hui, je comprends pourquoi. Suite à différentes séances d’Hypnose Transpersonnelle®, j’ai découvert que j’avais vécu plusieurs vies en Egypte.
Même si ma famille et mes proches ne sont pas spirituels, j’ai toujours été attirée par le côté magie, par les étoiles. Je me rappelle que petite, il m’arrivait de regarder, avec nostalgie, le ciel par la fenêtre la nuit, comme l’envie profonde de rentrer à la maison car je ne me sentais pas à ma place, parfois incomprise, parfois brimée, je me sentais à l’étroit dans ce corps de chair limité alors que nous sommes tous illimités.


Une autre anecdote sur mon côté imaginaire, magique, je pensais, enfant, que mes peluches vivaient pendant mon absence, qu’une fois que j’étais à l’école, elles quittaient mon lit sur lequel je les installais confortablement le matin avant de partir, en les embrassant et en leur souhaitant une bonne journée. Et alors, une fois à l’école, je les imaginais descendre l’escalier, ouvrir le frigo pour manger, faire la fête et puis remonter en courant quand elles entendaient la voiture dans le garage et faire comme si de rien n’était ! Était-ce déjà ma connexion à l’invisible qui se manifestait à ce moment-là ?
En grandissant, je n’aimais pas les miroirs, j’avais toujours cette impression que quelqu’un me regardait, que je faisais partie d’un jeu comme dans certains films. L’invisible, la connexion, l’intuition, tout était là mais j’ai tout fermé pour un temps, pour rentrer dans un moule qui ne me convenait pas. Faire des études, faire comme tout le monde, même si au final je fais souvent les choses différemment des autres, de mon entourage, ce qui crée de l’incompréhension, un sentiment d’être différente. Même en ayant fermé les portes à ce monde magique, il se présentait à moi par moment, comme une piqûre de rappel pour que je n’oublie pas qui je suis, d’où je viens, qu’il existe bien plus que ce que mes yeux physiques peuvent voir.
A 12 ans, j’ai rencontré ma flamme jumelle, ça a été le coup de foudre instantané (pour moi), c’était indescriptible, incompréhensible, incontrôlable. Ça m’a pris dans les tripes, les papillons dans le ventre comme on l’entend dans les films romantiques. Je sentais tout mon corps vibrait. Même après cette rencontre incroyable, nos corps et nos âmes connectées, j’étais comme une antenne, j’étais capable de sentir sa présence dès qu’il était à quelques mètres de moi, je me retournais en rue car je savais qu’il était là, sans aucune explication logique, c’était puissant, incroyable. Je me demandais ce qui se passait.
Une autre chose complètement folle qui m’est arrivée au lycée, j’ai vu un Objet Volant Non Identifié avec deux amies. Cet objet volait bas, très lentement, ça ne ressemblait en rien à un avion et pourtant c’était là devant nos yeux. C’était tellement dingue que nous n’avons pas osé en parler de peur qu’on nous prenne pour des folles et qu’on ne nous croie pas. Et à cette époque, pas de smartphone pour faire une photo !


Plus tard, à l’université, un jour dont je me rappelle comme si c’était hier, j’ai dit quelque chose d’improbable avec la sensation que ce n’était pas moi qui parlais. Mais qui alors ? Qui avait dit cela à travers mes lèvres ? Et quelques instants plus tard, cette chose improbable que mes lèvres ont prononcée se produit. Mon amie me regarde comme si j’étais une sorcière capable de déclencher des choses. Moi-même, je me suis posée des questions, je ne savais pas ce qui se passait. A nouveau, grâce à l’Hypnose Transpersonnelle®, j’apprendrai des années plus tard que c’est ma Conscience Supérieure qui a parlé, comme elle le fait lors des séances d’hypnose.
L’adolescence, l’université, pas les périodes les plus simples de ma vie. Grâce à ma force et à ma volonté, j’ai dépassé ses étapes et elles m’ont fait grandir. Puis, la vie de jeune adulte commence, ces nouveaux défis, ces nouvelles rencontres et de nouveau des expériences « inexplicables », dingues.
Et puis un jour, un décès difficile à surmonter, un travail sur moi et une rencontre avec ma coach et tout commence. Non seulement je réapprends à me connaître, j’enlève mes couches de protection, mes carapaces une à une, mes masques et je m’ouvre à la magie, au subtil, à l’invisible. Et surtout, toutes mes expériences vécues prennent enfin un sens. Cela me parait tellement évident. Je me reconnecte à mon intuition, à mes émotions, mes ressentis. La magie est partout.
Malgré tout cela, je suis encore loin de mon chemin, je suis toujours employée comme ingénieure dans la construction et ce monde ne me convienne pas. Il faudra donc un burn out pour m’arrêter et aller voir au plus profond de moi ce qui a du sens, ce que mon âme est venue faire ici sur cette Terre, dans cette vie. Cette épreuve, bien que difficile à vivre, a aussi été un tremplin et une renaissance pour moi. J’ai alors eu à coeur de partager ce que j’avais vécu pour le mettre au service des femmes que j’accompagne aujourd’hui.

Je me suis sentie seule pendant toutes ces années à ne pas pouvoir partager toutes mes expériences par peur d’être jugée, moquée, de me sentir différente, de ne pas comprendre ce qui m’arrivait. Le burn out a remis de l’ordre dans ma vie, il m’est alors apparu comme une évidence de quitter le monde de la construction dans lequel je n’étais plus épanouie pour me tourner vers l’accompagnement, la spiritualité, l’ouverture à l’autre, le partage, la découverte et bien plus encore.
Alors, prêt à embarquer dans mon monde ?
Crédit photos : Anne-Laure Séret
