Il était une fois, un arbre qui rêvait de hauteur, de soleil, de grandeur. Atour de lui se trouvaient des petites fougères qui lui disaient de ne pas rêver aussi grand, de rester petit pour être protégé par les autres. Mais l’arbre voulait un autre avenir, il ne voulait pas rester dans cette serre toute petite. Il voulait développer ses racines mais la terre n’était pas assez riche pour qu’il ait les nutriments nécessaires pour se développer et grandir. Pourtant, sa motivation était grande. A chaque fois qu’il regardait les étoiles la nuit, à travers la fenêtre ouverte du toit de la serre, il se disait qu’il n’était pas à sa place ici mais comment faire ? Il était bloqué sur place…
Ses congénères eux ne rêvaient pas, ils étaient là et ne pensaient à rien. Ils ne regardaient pas les étoiles la nuit, ils se plaignaient quand la pluie était trop forte et trop abondante, quand le soleil était trop brûlant, quand il n’y avait plus assez d’eau. Bref, ils n’étaient jamais contents ni heureux. Petit à petit, tout cela impactait l’arbre rêveur mais il ne voulait pas se laisser aller à râler et critiquer. A chaque fois que cela était trop pour lui, il se renfermait sur lui pour garder ses forces. Alors, il continua de grandir et apparurent ses premiers fruits. Quand ses voisins s’en rendirent compte, ils furent à la fois admiratifs par tant de beauté et d’abondance mais aussi jaloux que eux ne puissent pas y arriver…
Certains le félicitèrent et l’encouragèrent, d’autres lui dire de ne pas en faire trop et d’en laisser pour les autres, certains lui projetèrent leurs peurs car on allait lui arracher ses fruits, lui couper ses branches. Et puis, d’autres commencèrent à lui faire de l’ombre tellement leur jalousie était grande. Ils lui firent de l’ombre et essayèrent de prendre tous les nutriments du sol. L’arbre était pourtant tellement heureux de pouvoir contribuer par ses fruits et d’offrir de l’ombre à ses congénères quand le soleil était trop fort mais elles ne voyaient pas cela, elles n’avaient pas l’esprit ouvert et étaient trop auto centrées….
Le petit arbre perdit espoir et se posa énormément de questions. Comment cela était-il possible que cela se produise ? Car lui, aurait été tellement heureux que d’autres suivent son exemple et qu’ensemble, ils s’élèvent haut dans le ciel.
L’hiver apparut, il commença à perdre ses feuilles. On lui reprocha qu’il faisait trop d’ombre, que la température était trop basse et que ses feuilles mortes, qui pourtant apportaient des nutriments à la terre, salissaient le sol. Il était sur le point de déprimer mais au fond de lui, une voix lui disait de tenir, de rester connecté à son rêve, que c’était juste un mauvais moment à passer, que cela le préparait à plus grand et à son avenir…
Mais il n’avait aucune preuve qu’il allait avoir un autre avenir quand il regardait autour de lui, il ne voyait que les murs de la serre et ses petits congénères serrés les uns contre les autres qui avaient peur au moindre petit coup de vent. Alors, il ressentit en lui cet appel de continuer à y croire, il voulait sentir le vent souffler dans ses feuilles, ressentir la pluie ruisseler sur lui, voir le paysage et sentir l’herbe au niveau de ses racines et les enfoncer profondément dans la terre. Comme une graine, il la nourrit intérieurement en lui, sans en parler autour de lui car il avait compris que les autres ne pouvaient pas comprendre. A la fin de l’hiver, se produisit un évènement…
Le jardinier vint le déterrer. Bien sûr, la peur le prit aux tripes et en même temps, sa voix intérieure lui dit d’avoir confiance. De toute façon, il n’avait pas le choix ! Autour de lui, certains eurent peur pour lui, d’autres ressentirent à nouveau de la jalousie qu’il soit choisi, d’autres furent heureux de le voir partir parce qu’il leur montrait tout ce qu’ils n’étaient pas prêts à vivre et à faire pour y parvenir. Il fût chargé dans un véhicule, il faisait froid, il pleuvait. Il avait peur et en même temps, il ressentait de l’excitation. Il partait vivre une aventure et peu importe comment elle se déroulerait, il aurait au moins vu autre chose que la serre !
Après une bonne heure de route, qu’elle ne fût pas sa surprise en découvrant un magnifique verger rempli d’autres arbres fruitiers grands, beaux et fiers d’être qui ils sont. Il fût replanté à côté d’un pommier et d’un poirier. Au début, il était timide. Il se demandait s’il était vraiment à sa place à côté de ces arbres majestueux, lui qui était si petit. Mais ses deux nouveaux voisins se rappelèrent qu’eux aussi avaient un jour étaient de petits arbres et ils l’accueillirent chaleureusement et lui donnèrent même des conseils pour mieux prendre les minéraux dans le sol, l’importance de développer ses racines profondément avant de prendre de la hauteur. Il fût ravi par cet accueil et se sentit de plus en plus à sa place. Cependant, il rêvait toujours de hauteur et de voir le paysage autour de lui, alors il eut envie de mettre plus son énergie dans son tronc et ses feuilles plutôt que dans ses racines. Ses voisins adultes le voyaient faire. Toujours avec bienveillance, ils lui rappelèrent leurs conseils mais ils savaient aussi ce qu’est cette envie de voir plus loin, plus haut. De toute façon, ils savaient qu’au premier grand coup de vent, le petit arbre serait tellement déstabilisé, qu’il aurait peur et que finalement, il finirait par écouter leurs conseils. Car souvent, les bébés arbres ont besoin de cette expérience de vie pour comprendre l’importance de construire leurs fondations et d’écouter la sagesse des anciens.
Quelques semaines plus tard, une tempête arriva…
Les nuages étaient gris dans le ciel, le tonnerre grondait au loin, le soleil disparut et le vent monta de plus en plus fort. C’était la première fois que le petit arbre vivait cela. Il était terrifié car auparavant, il était protégé par la serre, mais ici, il n’avait aucune protection. Il était seul, enfin, c’est ce qu’il croyait. Quand les premiers gros coups de vent commencèrent à souffler, il se sentit perdu, il aurait voulu retourner dans la sécurité de la serre mais sa voix intérieure lui rappela de s’accrocher, de s’enfoncer encore plus profondément dans la terre et que ce n’était qu’une épreuve à passer. Elle lui conseilla aussi d’écouter la sagesse de ses voisins. Alors, tout timide et effrayé, il demanda au pommier et au poirier ce qu’il devait faire pour surmonter cela. Ils lui expliquèrent que c’était la raison pour laquelle il devait d’abord développer ses racines avant de s’élever pour pouvoir faire face au vent et aux tempêtes, car cela faisait partie de la vie. Qu’à travers leurs racines, ils pouvaient communiquer et échanger des informations entre eux, être plus forts ensemble. Ils l’encouragèrent tout au long de la tempête pour qu’il continue à faire face et à ne pas plier. Il réussit. Il remercia ses nouveaux amis pour leurs conseils et soutien et il suivit enfin leurs recommandations.
Rapidement, il comprit l’importance de ses racines et de son environnement. Là où il était, il pouvait maintenant avoir accès à une terre riche en minéraux nécessaire à sa croissance, il avait des amis autour de lui qui comprenaient ses rêves et ne le prenaient pas pour un fou. Au contraire, ils l’encourageaient et le conseillaient. C’est ainsi, qu’au bout de plusieurs années, il pût enfin voir le magnifique paysage autour de lui, fournir des fruits toujours plus savoureux et abondants pour nourrir les gens, et surtout, conseiller les nouveaux arrivants qui étaient plantés dans le verger. Il était à sa place et remercia sa voix intérieure qui l’avait toujours guidée et soutenue, surtout dans les moments difficiles quand il avait eu envie d’abandonner…
Car alors, il n’aurait jamais vécu cette vie magnifique, qui parfois, demandait de traverser des tempêtes !
Il y a plusieurs enseignements dans ce conte.
Le premier est de continuer de croire en tes rêves, même si les gens autour de toi ne t’encouragent pas, ne te soutiennent pas, ou même te projettent leurs peurs. Car oui, cela demande du courage d’aller jusqu’au bout de tes rêves et cela demande surtout, que tu y crois toi en premier. Même si tu n’as pas de preuve, rien n’est figé, rien n’est définitif et tu peux changer ta réalité.
Le second enseignement est l’importance de trouver l’environnement qui te soutient dans ta croissance, dans ton développement. Que cela soit au travers de rencontres, de personnes qui t’apportent leurs conseils et non qui te drainent ton énergie ou te jalousent. Cela peut aussi être à travers un travail qui te plait et te motive, qui donne du sens à ta vie, ou même un activité créative, un hobby. L’environnement dans lequel tu vis à aussi toute son importance. Est-ce que ton lieu de vie te nourrit, te tire vers le haut ? Ou au contraire, est-ce qu’il te fatigue, qu’il est terne et encombré ? En étant dans le bus hier, je me rendais compte de la chance que nous avons, notamment en Belgique et en France, d’avoir des écoles et des universités en abondance (même si tout n’est pas parfait), d’avoir à portée de main tout ce dont nous avons besoin. Alors que dans d’autres pays, ils n’ont même pas la sécurité à cause des guerres, ils n’ont pas l’éducation qu’ils souhaitent et doivent donc quitter leur pays, pas par envie mais par nécessité. Le voyage nous permet de nous ouvrir et de voir ce que l’on n’arrive plus à voir dans notre quotidien…
Le troisième point est de continuer de croire en tes rêves même quand tu traverses des épreuves car elles sont nécessaires pour développer tes fondations. Avoir confiance en la vie est une clé sur ton chemin, car quand tu ne vois pas encore les résultats désirés, ta foi est ton moteur, surtout dans les moments de doute, les moments difficiles. Car oui, tu auras envie de tout arrêter par moment, par facilité mais ta voix intérieure te guidera et te rappellera que tes rêves sont plus grands que tes peurs. Continue d’avancer malgré les peurs et les doutes, et ce n’est pas qu’ils disparaitront, mais tu arriveras à avancer malgré eux. Ton intuition et ta vision sont ta boussole, ton guide. Et même si par moment, tu t’y éloignes, ils reviendront toujours sonner à ta porte et se rappeler à toi. Car tes rêves sont les plus importants. Cet enseignement te rappelle aussi qu’il est d’abord important de développer tes racines, tes fondations et donc ton travail intérieur avant de faire le reste. Car comme pour une maison, si tu veux qu’elle reste debout malgré les tempêtes, il faut que sa structure soit solide et bien ancrée. Ce n’est pas la peinture et la décoration, qui certes rendent ta maison jolie, qui fait qu’elle tient dans le temps et qu’elle surmonte les tempêtes. Cela n’est qu’une touche finale après avoir fait tout le travail intérieur, parfois long et pénible et pourtant nécessaire.
Enfin, t’entourer de personnes qui te soutiennent dans ton cheminement est précieux car ils peuvent te donner des conseils, ils te comprennent car eux aussi ont des grands rêves et surtout, ils te montrent le chemin car ils l’ont déjà fait. Ils sont la preuve que cela est possible même quand tout te dit d’arrêter. Ils t’aident à te relever, encore et encore, ils t’encouragent et tu te sens de plus en plus à ta place. Tu te sens parmi les tiens et plus rien ne peut alors t’arrêter. Et puis, peut-être qu’un jour, toi aussi, tu auras envie de montrer le chemin à d’autres car tu te rappelleras à quel point cela aura été précieux dans ta propre évolution…
En tout cas, c’est tout ce que je te souhaite, de réaliser tes rêves, de t’épanouir et de continuer à avancer quoiqu’il arrive.
Mais pour cela, il est important de faire grandir tes fondations et c’est là que je peux t’aider sur ton chemin. Si tu ressens qu’il est temps pour toi de développer pleinement tes racines, mon accompagnement de L’Ecole de l’Âme est fait pour toi. Et j’ouvre justement deux places en individuel pour aller encore plus loin. Si tu souhaites en savoir plus, contacte moi et nous en discuterons ensemble pour voir comment je peux t’accompagner au mieux sur ton chemin. Tu peux m’écrire à info@voyagetranspersonnel.com ou sur les réseaux sociaux facebook ou instagram.
Je me réjouis de te guider sur ce merveilleux chemin d’épanouissement de toi.
