Avant de traverser le burnout, je pensais que c’était une question de volonté, que les gens qui vivaient un burnout étaient « faibles » et qu’ils n’avaient pas envie de travailler. J’ai vite déchanté quand je l’ai moi-même vécu ! Quelle claque dans la figure !
Le burnout, une question de volonté ?
Le burnout, c’est tout sauf une question de volonté ! Quand on vit un burnout, la seule chose qu’on voudrait c’est retrouver assez d’énergie pour être à nouveau dans l’action ! C’est tellement difficile d’être allongée, constamment fatiguée et ne plus avoir la force de faire quoique ce soit.
Avant de vivre ce burnout, j’avais des préjugés. Je ne savais pas ce que c’était et je m’étais faite ma propre idée. Alors le jour où le médecin a prononcé le mot « burnout » cela a été très difficile pour moi à accepter ! Je ne suis pas faible pourtant ! Et je ne suis pas malade ! Juste un peu fatiguée ! En réalité, je n’avais aucune idée de ce qu’était le burnout, je ne savais pas, à l’époque, que c’est un épuisement physique à force d’avoir tiré sur la corde pendant des années. Que le burnout est la conséquence d’un dérèglement de certaines hormones, de l’effondrement des glandes surrénales qui ont tout donné et qui sont épuisées, du système nerveux complètement dérégulé et que c’est d’abord physiologique avant d’être psychologique.
Les personnes en burnout sont les premières à vouloir être dans l’action !
Une des caractéristiques des personnes en burnout est qu’elles voudraient être dans l’action, elles ont d’ailleurs dû mal de se reposer et d’accepter qu’elles doivent dormir tellement leur corps est fatigué. Contrairement à ce que je pensais, les candidats « idéaux » au burnout sont des personnes hyper actives, tout le temps dans l’action, qui ne savent pas s’arrêter même malade, même avec des douleurs, ce sont des personnes qui foncent et que rien n’arrêtent. Elles sont déterminées, engagées, motivées. Qui disent oui à tout même à ce qu’elles n’ont pas envie, qui s’oublient pour faire plaisir aux autres, pour rendre service. Jusqu’au jour où il y a perte de sens dans ce qu’elles font ou vivent, elles ressentent de l’injustice, elles ne se sentent pas écoutées. Malgré cela, elles continuent d’avancer coûte que coûte, au prix de leur santé car elles ne veulent pas s’arrêter même si elles sentent que quelque chose ne va pas. Même si leur corps commence à montrer des signes de fatigue, de douleur. Elles sont fortes, elles n’ont besoin de personne, elles ne demandent d’aide à personne… Oui jusqu’au jour où la corde casse et ça fait très mal !
Coup de fatigue ou burnout ?
Le burnout est bien plus qu’un simple coup de fatigue. Cela peut même conduire à des hospitalisations dans certains cas, il ne faut pas le prendre à la légère ! Un coup de fatigue peut arriver après avoir donné pendant quelques semaines ou quelques mois sans avoir pris le temps de se reposer. Avec le burnout, on parle de mois et d’années « de sacrifice », à ne pas s’écouter. Il s’accompagne de douleurs, d’un mal-être, d’un sentiment que quelque chose ne va plus même s’il est difficile de mettre des mots dessus. Généralement avec un coup de fatigue, on se sent mieux après quelques bonnes nuits de sommeil ou des vacances. Avec le burnout, cela ne suffit pas car la fatigue est bien plus profonde, elle a puisé dans les réserves. Et ces réserves ont besoin de plusieurs mois de repos pour se reconstruire. Voilà pourquoi une personne vivant un burnout est en arrêt maladie pendant si longtemps, des mois, voire même des années pour certaines personnes. C’est comme si les batteries étaient complètement vides. Même si la volonté est là, le corps ne suit pas. Et c’est cela qui est très frustrant ! Vouloir faire des choses et ne pas être capable de les faire par manque d’énergie ! Je me souviens pendant mon arrêt maladie, j’étais allongée dans mon fauteuil en pleine journée, incapable de bouger tellement je me sentais vide, sans énergie. Et je me sentais frustrée car j’avais du temps devant moi, j’aurais tellement aimé créer, peindre ou faire une activité mais j’en étais complètement incapable. Tout ce dont j’avais besoin à ce moment-là c’était de dormir.
Burnout et culpabilité
A force d’accompagner des personnes qui traversent un burnout, et l’ayant moi-même vécu, je constate que la culpabilité revient souvent. Culpabilité de ne pas avoir d’énergie, de ne pas travailler, de ne pas être productive, de ne rien faire. Et avec la culpabilité, la peur du jugement des autres. On ne se sent pas compris, à part avec quelqu’un qui a vécu la même chose que nous. Du coup, alors que le besoin premier est de se reposer, certaines personnes vont se forcer à faire des choses au détriment de leur santé et de leur corps. Résultat des courses ? Elles vont mettre encore plus de temps à s’en remettre. Car plus on met du temps à se reposer et à écouter notre corps, plus longue sera la convalescence et la récupération d’énergie. Si tu vis un burnout, il est temps de t’écouter, d’écouter ton corps et de te reposer. Il est aussi important d’aller explorer ce qui t’a conduit à ce burnout pour éviter d’en revivre un à l’avenir. Car si tu en es là aujourd’hui, il y a des raisons à cela… Blessures du passé ? Tramas d’enfance ? Besoin de sentir aimé au point de s’oublier ? Tendance au sacrifice pour les autres ? Si tu ne changes rien, il y a de fortes « chances » pour que tu en revives un alors un conseil, apprends la leçon la première fois. Inutile de revivre cette expérience difficile une deuxième fois !
Si tu ressens l’appel, j’ai créé un super challenge pour t’aider à enfin te choisir et à prendre soin de toi ! Il est 100% gratuit. Pour t’inscrire, c’est via le formulaire ci-dessous
